La boule se forme. D'abord dans l'estomac puis remonte brutalement dans votre gorge si vous osez parler. A cause d'elle vos yeux se remplissent de larmes chaudes et salées qui bientôt se retrouveront sur vos joues. Etrange phénomène. Alors on en vient à ne plus parler, on écrit. On se réfuge dans la poésie et les vers nous appaisent. On s'admire peut-être parce qu'on s'est trop souvent sous éstimé. On reconnait nos talents cachés en quels personne ne croyait. Pas même vous. On consacre son temps libre à l'écriture. Un passe-temps pur et enrichissant vous diront les quelques personnes qui sont dans le même état que vous. Enfin, ils vous l'écriront. Vous écrivez très peu pour les autres parce que vous vous sentez peut-être moins bien. Eux, ils sont la perfection né. On aurait cru qu'encore nourissons on les auraient désigné Les plus populaires du collège. Et vous imaginez que c'est pareil pour vous aussi, mais dans l'autre sens. Vos parents ne vous aident pas plus que les autres. Alors vous écrivez encore et encore. Vous mourrez dans les mots et les rimes et ça vous va très bien. Vous aimez le bruit de la plume glissant sur votre feuille blanche qui ne l'est plus pour longtemps. Vous ne vous haïssez plus mais vous haïssez les autres, ceux qui vous haïsse.
Votre coeur bas grace à l'écriture & il s'éteindras quand vous ne serez plus capable d'utiliser une plume.